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Peut-on privilégier une énergie en circuit court ?

On compare souvent les secteurs de l’agriculture et de l’énergie. C’est vrai, car dans les deux cas, le consommateur et le producteur s’ignorent et le défi aujourd’hui est de les reconnecter. Les poires argentines n’ont plus la cote. Le gaz saoudien et l’énergie nucléaire viennent aussi de l’autre côté de la France. Mais peut-on gérer l’énergie en circuit court ?

Qu’est-ce que l’énergie de court-circuit ?

Vous connaissez les circuits courts en agriculture, comme les AMAP. Eh bien, chez Planète OUI, on parle d’énergie en  » circuit court  » (et il n’y a pas de court-circuit.). Le circuit court de l’énergie nous permet d’appréhender la transition dans sa globalité : dynamique, écologique et solidaire. Derrière ce terme, se cache notre vision globale de la transition énergétique portée collectivement au cœur de ces territoires.

Le circuit court de l’énergie selon Planète OUI

Le circuit court énergétique considère les quatre éléments essentiels de la transition : la production, la consommation, les économies d’énergie et la solidarité.

  • En tenant compte de ses ressources territoriales, consommer localement l’énergie produite sur son territoire, en maximisant l’approvisionnement de la consommation locale.

Les énergies renouvelables, décentralisées, variables et par nature incontrôlables, conduisent à raisonner en termes de production et de consommation couplées. Ainsi, les habitants bénéficient directement de la production locale !

  • Promouvoir les économies d’énergie en mettant en œuvre des mesures d’efficacité énergétique et des actions de sensibilisation et de réduction de la consommation d’énergie.
  • Former des communautés et construire de nouvelles solidarités en encourageant l’implication des citoyens et en luttant contre la précarité énergétique.

A ce titre, il apporte une réponse globale aux collectivités en quête d’un engagement éthique et porteur de sens. En bref, le circuit court est le cœur de la nouvelle communauté énergétique, au bénéfice de tous !

Favoriser les circuits courts alimentaires !

La vente de denrées alimentaires en circuits courts peut prendre plusieurs formes : des producteurs directement aux consommateurs (à la ferme, via Internet, livraison en points relais ou à domicile, sur les marchés de détail), ou via Internet en passant par des intermédiaires uniques (restaurants, commerçants, restauration collective). Un cinquième des ventes agricoles françaises sont contournées. Ces exploitations sont généralement de petite taille et créent des emplois pour la production, la transformation et la commercialisation. Plus de la moitié des exploitations  » bio « , qui utilisent des pratiques agroécologiques moins émettrices de gaz à effet de serre, sont vendues en circuit court. En éliminant l’accumulation des profits des multiples intermédiaires, les producteurs peuvent être mieux rémunérés tout en offrant aux consommateurs des prix abordables. L’approvisionnement en circuit court permet également de réduire l’expédition des produits, généralement les emballages. Par conséquent, il réduit son empreinte carbone. Par exemple, des melons provenant d’Espagne émettent 4 fois plus de dioxyde de carbone vers les consommateurs que des melons produits et consommés en France. Acheter en circuit court est bon pour le climat, à condition d’acheter des produits de saison, de pouvoir regrouper ses achats et de minimiser ses trajets en voiture.

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